LUX IN TENEBRIS
LUX IN TENEBRIS
© 2026 PATINET THIERRI ÉRIC
I
Nomades encycliques
Où les pensées s’en viennent, dans des cristallisations sereines, l’orbe se montre dans sa majesté, et, dans son courant affine, la vertu ne s’immobilise mais, prompte, chevauche l’ardeur de ses émérites constellations, découvrant par les paysages mûrs des éphémérides les inscriptions novatrices forgeant le lys dans sa mesure impériale, hissant le pavois de l’harmonie en toutes faces par les myriades étincelant son verbe dans des symphonies souveraines.
Préambule des jours divins dans la roseraie des lumineuses ascensions, nous étions dans cette trame de solsticiaux royaumes, en gerbe de fête et de splendeur, alors nos nefs amarrées aux pontons d’ivoire et d’azurite parmi les sphères épiées et carénées de multiples baumes de frissons, là-bas, comme des sorts fustigeant les déconvenues, pour offrir aux yeux des passants la déité de leurs prismes, et l’élégance de leurs forges, permises par la volition conjuguée.
Sans terme par leurs demeures éparpillées parmi les terres austères, les lagunes hivernales, les déserts antiques, et les vagues de métaux sublimes irradiant des météores pour marbrer le sort des citadelles, où nous fûmes, dans nos appareillages et nos zèles, après les épervières attitudes des nobles conjonctions nous menant vers leurs frontières sublimes, où nous rayonnons leurs embruns et leurs tumultes, principalement dans la paix.
Invités par leurs stances, aventure de leur émergence cinglant vers les routes nouvelles, assoiffées des essences du corail et des agitations splendides des volatiles de toute ramure, tandis que les êtres en leur champ applaudissent nos légions, observant avec envie notre déploiement qui n’a rien de singulier, sinon celui de déterminer leur joie de vivre dans ce bonheur que prospèrent les vivants lorsqu’ils sont libérés des masques en dérives et de leurs influences néfastes.
Mais voici levé, nous n’en doutions, leur cénacle pour honorer nos guerriers, et dans un tintamarre de tambours de bronze et de trompettes, notre venue, dans ce décor qui nous est familier, où s’affairent des sages dans leur vêture à la sobriété magistrale, et de ces mages venus de tout espace pour enseigner la prose de toute conquérante destinée, et là, dans la virginité modèle, la suite de ce pouvoir que nous avons confié à l’équilibre et la sagesse.
Déjà se dressent les oriflammes pour enfanter la suite de nos berceaux, on y retrouve les augures et les vestales dans leurs tuniques de voiles et leurs chamarres de colliers, tressés de mains de maître, par les voussures des îles du levant, aux escarpements de ces dunes frivoles et suaves où se concatènent les œuvres de la forge des plus beaux arts, où ambitionnent bien des novices la charge de naître sur les corps l’empreinte de leur savoir et de leur engouement.
Mais les prêtres maintenant s’exécutent, non pas dans une ovation, mais en élançant une prière sourde, monotone, cherchant en chaque passant la finesse de la reconnaissance de ses talismaniques ordonnances, le démontrant dans l’unité signifiante pour le porter à la considération des nombres, de ce généré qui nous tient lieu et pour lequel toujours nous combattrons afin qu’il soit inépuisablement levier de toute régénérescence, quel que soit le lieu comme le temps.
La complainte se dissous dans les premiers rayons solaires qui enivrent ce parterre de réflexions, enhardi désormais par les humeurs des cycles qui s’enchantent parfois, se morfondent souvent, et pour lesquels il conviendra de bâtir afin qu’elles ne s’incarnent et dans leur prostration oublient jusqu’à ce qu’elles se disloquent dans des intempérances incongrues, austères et sinueuses, dont il nous faudra inventorier les détails pour en taire les infortunes.
Ici nulle plainte des firmaments, en toute chose accomplie le témoignage suffisant pour dissiper ces mélancolies inutiles qui sont la marque de l’ignorance et de ses béatitudes, un avilissement qui n’ordonne et ne clame, une déchéance qui ne navigue ni ne circonscrit, mais toujours s’effeuille dans la poussière du vide où se taisent les plus beaux rythmes, perdus dans ces passions amères qui ne meublent que des lieux sans aménités ni composantes adulées.
Ce congrès en dérive les manifestations, ratifiant d’établir les diagrammes de leur portée dans l’avenir, dont nous serons les opératoires conditions comme les souffles avisés, dans les desseins constructeurs qui sont notre occupation et notre menée, venues entendre les modalités des conscriptions attendant notre renommée pour amplifier les mondes de nos résonances dans des accords sans troubles, dans cette exaltation poussant à agir l’odyssée de notre séjour.
Table
LUX IN TENEBRIS
5 - I Nomades encycliques
37 - II Aux sources galactiques
69 – III D’une guerre impitoyable
101- IV L’épuration de l’Hymne
133 - V Devoir de la Vie
165 - VI S’irise la Temporalité
197 - VII D’une Renaissance vitale
229 - VIII L’armature nuptiale
261 - IX Guide de l’Éternité
293 - Table
297 - Œuvres de Vincent Thierry
Vincent Thierry
France, Paris, Royan
Le 29/07/2026


