IMPERIUM MUNDUS
IMPERIUM MUNDUS
© 2026 PATINET THIERRI ÉRIC
I
Des signes porteurs
Lors la densité n’excluant les variations telluriques dans des ouragans de roches cristallines, tandis que les flots amers et contrariés s’élevaient dans les cieux à la rencontre des étoiles, sur cette portion des territoires à conquérir où s’affaissaient les plaques tectoniques, dans un bruit de colère effrayant, il fallait prendre décision de vaincre pour vivre, où disparaître, l’instinct mesure de l’intellection ne s’assouvissant dans cette étreinte, déclarant sa persistance invincible.
« Ils nous viennent de partout, des roches aux algues blondes comme des crêts novices où l’andalousite perce les cieux pour témoigner de nos voyages, les voyez-vous, dans leurs vêtures de calmes apparats, ne fuyant leurs contrées, mais dans l’aquilon farouche se servant des courants pour contrer les aubades déchaînées des flux amers, dont nous retrouvons les plaintes après tant de siècles tranquilles, ayant permis nos transhumances de vivants. »
« Recevez-les dans la dignité, afin qu’ils ne nous content les avanies des sorts qui se reflètent dans leurs yeux illuminés, accompagnant l’essor des sources qui nous enseignent de leur pérennité, mais déjà de leur contrariété, de tant de cycles par les royaumes combattants, par les natives correspondances des ordres guerriers qui bâtirent leurs éperons au milieu des forêts profondes, où jaillissent d’immortelles eaux de jouvence de saisons. »
« La Terre nous invoque, comme elle le fait régulièrement depuis des décades, nous incitant à nous préserver, et à nous honorer, ainsi serait-il singulier de ne pas voir accueillis ses pas en demeures ne cherchant à nous éblouir mais seulement à définir les engagements qu’ils connurent et dont bientôt nous rencontrerons les remparts et les conditions, dans leurs creusets qui ardent nos pupilles dans de fractales convections nous assurant d’une nouvelle épopée. »
« Déjà, nous vous intimons de harponner charge, réunir vos enfants, abriter les fauves et dans l’ascension venir les motivations de ce périple que nous écrivions, il y a de cela des générations, pour pourvoir à notre désinence par le futur, dont les garanties nous invitent à cette nécessité qui frappe à notre porte, dont chacun connaît les conséquences, les irréfragables sujets, de convenance mais aussi de discorde, qui disparaîtra dès notre marche ensemencée. »
« Nos feux en ont vu d’autres, de ces écartèlements des matières, de ces agonies de nuageuses concrétions, balayant tout sur leur passage, augurant de tornades en ouragans notre rupture d’avec nos créatifs accomplissements, de pierre comme de bois, de fer comme d’alliages, ne résistant aux bréviaires de leurs intensités comme de leurs dévoiements, jusque dans nos soupirs étreignant leurs errements pour effacer la trame de notre continuité. »
« De quelques mémoires de nos Sages sous les voûtes étoilées, leurs ramifications résonnent dans le silence de nos drames, où, après les fratricides manifestations pour un terroir, un arpent ou bien un élevage, nos bûchers se sont levés pour remercier nos combattants de nous avoir délivré de leurs contraintes visiteuses, toujours émaciées de l’ignorance dans la constellation de leurs abris aux dissonances tempétueuses irradiant la fange de leurs écrins. »
« Nous sommes encore là, après tant de débris jonchant nos sols, après ces fulminations des aréopages voulant notre disparition, et bien entendu, devant l’appel de la nature, invincibles continuerons-nous à être par le Levant, en rejoignant les routes des paysages induits dans le marbre et la calcite, par ces orées où travaillèrent sans répit nos ancêtres afin de nous donner, non seulement de l’espoir, mais une certitude de vaincre toute forge ténébreuse et acerbe. »
« Ne perdez trop d’instant dans la consécration de ce qui fut et ne reviendra dans son état, demain ne restera plus que poussière de nos argiles, de nos temples et de nos enceintes, nous le savons, ainsi n’est-il pas nécessaire de nous lamenter sur ces ruines qui viendront, dont nous avons bien souvent reconnu la rime dans ces traditions œuvrées par le souffle de la vie aux entrevues opportunes ou négligeables, sans cesse renouvelées par la puissance vitale affirmée. »
« Il nous faut maintenant rejoindre les premières cimes, où la neige resplendit dans des miroirs d’agates, sous les clameurs habiles de propensions ivoirines, nous indiquant notre chemin d’éternité, gravé par la fidèle compréhension de nos pères et des leurs, alors la paix rayonnant les volitions de nos ordonnances qui ne pourront plus étreindre cette splendeur des prairies dont sommes encore accoutumance, allons et que nos hordes ne se dispersent dans cet agrément. »
Table
5 - I Des signes porteurs
37 - II Aux marches souveraines
69 – III Des seuils majeurs
101- IV Où l’autorité veille
133 - V Imperturbable en ses racines
165 - VI Se tient le couronnement
197 - VII Des altières définitions
229 - VIII Se portant vers l’avenir
261 - IX Et ses saisons magnifiées
293 - Table
297 - Œuvres de Vincent Thierry
Vincent Thierry
France, Paris, Royan
Le 23/04/2026


