CHRONIQUES D'EVERDAN

Vincent Thierry

D’Astrée dans la configuration d’Aldébaran, nous recevons une missive nous informant de la libération totale du dernier de ses Continents soumis hier à la défaillance typologique, grâce à ses Ambassadeurs, Thémis et Phileas, dont la geste remarquable est ici contée par le rescrit l’accompagnant : Chroniques d’Everdan. Ce fulgurant triomphe permettra de voir ce système enfin s’engager pleinement dans la Voie.


De Vega an 97989 de la décade trinitaire Impériale, le 19.

© 2025
PATINET THIERRI ÉRIC

Éditeur : © Patinet Thierri 2025
ISBN 978-2-87782-795-9
ISBN 978-2-87782-793-5
ISBN 978-2-87782-794-2

Texte 305 pages

Livre classique

Livre de poche

Extrait

CHRONIQUES D’EVERDAN
 
 
Vincent Thierry
 
 
 
Éditeur Patinet Thierri
 © 2025
PATINET THIERRI ÉRIC
 
Éditeur : © Patinet Thierri 2025
ISBN 978-2-87782-795-9
ISBN 978-2-87782-793-5
ISBN 978-2-87782-794-2

I
 
Libre dessein des heures

 
 

Des sites lumineux s’en viennent dans leurs écharpes de cristalline qualification, témoignant des sagacités des temps neufs dont les hyperboles se revêtent des principes les plus azuréens, tandis qu’en voie de plénitude le soleil s’affirme, s’élevant dans la grâce du zénith pour resplendir la terre sublime des îles en caravansérail, s’inventant aux marches ourlées de vagues, aux vastes farandoles, où enseignent des Circaètes les volutes consacrées des œuvres magnifiées.
 

 
« Par les douves des écrins aux enseignements majestueux, dans l’orbe des sillons aux témoignages itinérants de leurs majeures conceptions de périphéries anachorètes, nous y voici aux âges sous le vent, dans la promesse des magnificences et dans leur courtoisie par les blondeurs des souffles et les clameurs des azurs certains, envols de tétras-lyre, cadence des équinoxes et des solstices parmi les vagues et leurs décors, où glissent des nefs de cristal. »
 
« Revenant des cils de la pluie d’hier, parcourant les sites de ferveur et leurs connotations de valeurs adulées, où nos rires sèment des flores adventices dont les marges accrescentes inondent de témoignages nos franges nouvelles, par nos villages enfantés, aux sentiers sereins, où s’ébattent les bruyères et les épis d’or des agapes que nous acheminons dans le vertige de la nue et de ses suavités, fière de ses émois comme de ses épanchements les plus divins. »
 
« Nous partirons à l’aube ce frissonnement des algues et la tempérance même des précieuses constellations nous indiquant les routes à suivre pour, sans ignorance, aborder les côtes sauvages de l’ouest, à la rencontre du préau des sables humides, patientant la foulée des grands-ducs, pour instaurer la miséricorde impériale par laquelle nos chevauchées libéreront les phrases à propos de nos essaims familiers aux natives efflorescences admirées. »
 
« Le verbe talismanique, notre harpe, jouant au loin, attendant les pas fauves des diamantaires rescrits de nos soliloques vertueux, s’immisçant dans les racines claires des émanations fécondes irisant les jeux de nos essors parmi les phasmes couvrant les clairières et les orées, où s’ébattent de beaux cygnes dans des danses appropriées, dont les rondes s’incarnent pour nous mesurer à leurs élans comme à leurs danses expressives, moites de coralliens soupirs. »
 
« Déjà les brumes se cristallisent et s’orientent vers le limon des sources, natives du feu souverain glissant sa traîne d’extase dans des assauts d’opales aux berceaux des cieux, dont nous venons le serment, dans des navigations fluides, la passe écrêtée de ses murmures douteux, piège pour les solitaires ayant oublié leurs sentences parmi les vides et les fonds marins où tremble encore leur visitation, avant que de se confondre dans l’humus. »
 
« Nous sommes aguerris de ces ruptures, et elles ne viendront témoigner de notre parfum, ainsi ne soyons souci de ces incarnations qui partirent vers d’autres rêves, les nôtres s’affirmant devant les éléments dont nous apprivoisons les sens, dans l’équilibre et la hardiesse, et cette humilité qui est de la sagesse l’orientation nous advenant vers les réceptives parures qui n’exultent, mais se charment au-delà des adversités novices. »
 
« Allons, il est prêtrise de cet éveil attelant les chars et prédisposant les voyages à leur issue favorable, le site est propice, la chaleur exquise vient de naître, et dans la perspective inscrit la tempérance des devoirs et des coutumes de nos cohortes, déjà les foulées des goémons ne s’attristent de nos messages mais en portent le couronnement parmi les vaporeuses circonscriptions nuageuses qui se précipitent, en hordes animées, libérant les plantes aquatiques de leur sommeil. »
 
« À la proue se dresse le nautonier cinglant des ordres d’un chant monotone, et l’équipage répond ses incarnations comme ses incantations, tandis que nous nous prédisposons au gué favorable, d’astrale corrélation parmi les méridiens de notre sol, alors, joueurs, les dauphins nous accompagnant dans de vastes écumes aux liserés argentés répandant leurs humeurs sur nos corps ciselés, rafraîchissant nos chants et nos haleines de leur vigueur. »
 
« Rieurs, nous nous baignons dans cette lactescence, puis franchissant le mur liquide déjà nous prenons place dans l’espace immortel aux degrés signifiants, portant notre esquif vers des aventures novatrices, tandis que les circaètes déployés entonnent un hymne pour fêter notre accession aux votives allégeances et à leurs carènes d’olivines où s’embrasent des ramées de convections affairées, désignant à nos cils les éventaires de notre atoll révélé. »


Table
 
CHRONIQUES D’EVERDAN


5 - I Libre dessein des heures
37 - II Des clairs auspices en essaims
69 – III Aux marches du palais aveugle
101- IV Où se tiennent les arcanes
133 - V Des rives nocturnes
165 - VI De golems enfantés
197 - VII La prismatique errance
229 - VIII Attardée dans le bruissement des vagues
261 - IX Se dissout devant la Lumière
 
 293 - Table
 
297 - Œuvres de Vincent Thierry


 
 
 

Vincent Thierry
France, Royan
Le 16/03/2025


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